L'Avenir prend Vie...

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Patrimoine

  • L'église Saint-Pierre et Saint-Paul

L’église du bourg de Deshaies a été définitivement construite en 1850. Mais une mésentente entre les paroissiens et l’évêque  ralentit des travaux de restructuration en 1933 et laisse la paroisse sans curé jusqu’en… 1943 ! Enfin, en 1947, le sanctuaire achevé par les paroissiens, est béni en 1947.

Après le cyclone Hugo, elle est agrandie. L'église Saint-Pierre et Saint-Paul est de plan rectangulaire avec des bas-côtés, d’une charpente de type « canot renversé » et ses premiers piliers sont peints en imitation marbre. Un toit en tôle et un coq gaulois coiffent le clocher. L’épouse du gouverneur de la Guadeloupe, Félix Eboué (1936-1938), aurait fait don d’une horloge de marque Tiffauges.

 

  • L'Habitation Guyonneau – XVIIIe et XIXe siècle.

Habitation

Elle intègre l’habitation-sucrerie Grande Anse qui appartenait à la famille Guyonneau. Au XIXe siècle, la propriété compte 300 esclaves. Elle est ensuite acquise par Joseph Caillou, premier maire de Deshaies en 1838.

Après avoir abrité une distillerie, cette bâtisse devient une simple maison, orientée de façon à profiter de la brise de mer. Elle devient plus petite et possède un premier étage à galerie. Ce type de maison est fréquente dans la région : simplicité des proportions, rectitude des lignes, arc en anse de panier de la galerie. Il n’existe plus guère d’autre maison de maître de ce type à Deshaies.

Une allée traverse le jardin et conduit à la sucrerie. Au nord de cette allée, il ne reste que les vestiges de la sucrerie, avec néanmoins l'arche de l'arqueduc bien conservée qui alimentait la roue du Moulin à canne.

Gouttière

En tuile et ciment, cette gouttière détournait la rivière Mitan pour faire fonctionner la sucrerie et rendre plus confortable la maison. Un bassin de retenue dans le jardin répartissait l’eau (avec une recherche esthétique de l’écoulement de l’eau !), distribuée par un système de canaux, dans plusieurs canalisations. Mais l’installation a dû être réactualisée car plusieurs canalisations ont été couvertes au début du XXe siècle.

Tommette

En terre cuite, le carrelage de la galerie arrière est constitué de tommettes (petites briques en terre rouge) estampillées par la fabrique Annaud à Marseille et marquées par la croix de Malte.

 

  • La Pointe Batterie

Ses bouches à feu du XVIIIe siècle servaient à défendre le bourg de Deshaies. Afin de suivre la configuration de la baie de Deshaies, les autorités militaires décidèrent de ne pas fortifier le bourg.
Mais son efficacité ne fut pas absolue : si elle a bien repoussé les Anglais en 1803, elle n’empêche pas le pillage, la mise à feu du bourg et les habitations saccagées l’année suivante…

 

  • Le jardin botanique de Deshaies

L’humoriste Coluche avait acheté cette propriété de 7 hectares en 1979. En 1985, il demande à un ami paysagiste pépiniériste, Michel Gaillard de s’en occuper et de l’entretenir en échange de l’utilisation des terres pour y créer une pépinière de palmiers. Mais un an plus tard, Coluche décède.

Michel Gaillard rachète le parc en 1991 et le transforme en jardin botanique. En 14 mois, 40 employés (tous originaires de la commune de Deshaies) créent un parc floral et animalier de 5 hectares.

Avant le passage du cyclone Hugo, quelques espèces de plantes rares étaient présentes, mais une grande partie a été détruite.

Aujourd’hui, plus de 120 000 visiteurs par an apprécient  la richesse des végétaux et leur mise en valeur.

 

  • Bouche à feu et batterie de Ferry

La batterie de Ferry date des débuts de la colonisation. En 1696, le révérend Père Labat fait référence déjà d’une milice locale, dirigée par un officier du quartier. La batterie fait partie d’une ligne de défense qui protégeait la Côte-sous-le-Vent.
Une bouche à feu, en bronze, datant du XVIIIe siècle y est encore visible.

 

  • Gros Morne

Le Gros Morne sépare la plage de Grande-Anse du bourg de Deshaies, il culmine à 206 m et offre une balade escarpée dans les sous-bois, parmi sa flore aux mille essence.
Mais ce lieu s’avère chargé d’histoire : haut lieu de marronnage durant l’esclavage, il s’impose ensuite sur les traces des escarmourches des patriotes guadeloupéens poursuivis par les troupes bonapartistes de Richepanse dans leur épopée de Nord Basse-Terre.
Une bouche à feu témoigne encore de cette histoire riche en rebondissements.

Accès au sentier : Ecole primaire du Bourg, arrivée plage de Grande-Anse, niveau 3.

 

  • La manioquerie

M. Rabot fabrique des kassaves à Riflet de manière traditionnelle et est également producteur de farine de manioc.

 

  • Le crash du Boeing

Le 22 juin 1962, un Boeing 707 d’Air France s’écrase à Deshaies, dans la section Caféière. Bilan : 113 victimes, dont le député de Guyane, Justin Catayée et l’écrivain guadeloupéen Paul Niger.
Cet accident aérien tragique demeure le plus grave jamais produit en Guadeloupe.

 

  • La passerelle

Au début du 20e siècle, cette passerelle,  le « Pont rouge », fut construite sur la rivière de Deshaies. Elle était destinée aux piétons qui utilisaient les sentiers pour rejoindre la pointe Batterie et les autres bourgs de la Côte-sous-le-Vent.
Elle est composée d’un tablier horizontal, avec deux traverses métalliques qui reposent sur des culées en maçonnerie.
Deux piliers en pierre encadrent ses deux entrées, dans lesquels sont encastrés des garde-corps en croisillon.

 

  • Fours à charbon

Cette tradition de la Côte-sous-le-Vent est liée à l’agriculture de montage qui s’y est développée. Savoir-faire ancestral, le charbon de bois fut, pendant longtemps, la principale source d’énergie de la case créole.

Le charbon à bois de Deshaies était très prisé et revendu à Basse-Terre grâce à des canots à voiles traditionnels.

Son bois de campêche et le tendre à caillou (acacia) lui conférait une réputation pour sa qualité de résistance.

Aujourd’hui encore, cette technique est parfois pratiquée avec toute la maîtrise de fabrication requise.

 

  • La borne

En marbre, cette borne inaugure en 1957 la route nationale qui relie Deshaies à Pointe-Noire. L’inscription « La Côte-sous-le-Vent reconnaissante » témoigne de l’importance de cette route pour Deshaies, alors coupée du reste de la Côte-sous-le-Vent.

 

  • Four à pain 

Importé de Toulouse, ce four, qui date environ de 1940, appartient à la famille Némorin.  Après le raz-de-marée de 1956, il est déplacé du bord de la mer à la rue principale.

 

(Sources : Le patrimoine des communes de la Guadeloupe - Elohis editions
http://www.karaibes.com)